La vitamine A et le zinc devraient être une partie essentielle des stratégies de contrôle du paludisme »

mosquito-feeding-usda.jpg

Interview avec Jean-Bosco Ouedraogo

TORONTO, 23 fév (IPS) – Le paludisme continue de faire des ravages à travers l’Afrique, ce qui explique la plupart des cas de la maladie et des décès liés au paludisme. Sur le plan mondial, plus d’un million de personnes meurent chaque année du paludisme. Chez les enfants, ceci se traduit par un décès toutes les 30 secondes, selon l’Organisation mondiale de la santé.

Toutefois, une étude réalisée par l’Institut de recherche en sciences de la santé (IRSS) du Burkina Faso peut indiquer la manière de réduire le nombre d’enfants victimes du paludisme.

Jean-Bosco Ouedraogo, directeur de recherche à l’IRSS et ses collègues rapportent dans la question actuelle de ‘Nutrition Journal’ qu’il a été démontré que le fait de donner des compléments de vitamine A et de zinc aux enfants réduit de tiers l’incidence du paludisme chez eux. Le journal est une publication en ligne gérée de Londres.

De nouvelles méthodes de lutte contre le paludisme sont indispensables. Au cours des dernières années, la résistance croissante de la maladie aux médicaments et aux insecticides (le paludisme est transmis par des moustiques) a rendu le contrôle du paludisme bien plus difficile.

Ouedraogo s’est entretenu avec Stephen Leahy, correspondant de IPS pour les questions scientifiques, à Toronto, au Canada.

IPS : Qu’essayiez-vous de découvrir dans cette étude?

Jean-Bosco Ouedraogo (JO) : le paludisme est la première cause de décès au Burkina Faso, et nous savions que des suppléments de zinc et de vitamine A étaient chacun efficaces pour réduire le paludisme dans la Papouasie Nouvelle-Guinée. La vitamine A et le zinc sont essentiels pour une fonction immunitaire normale, et nous nous demandions si la combinaison agirait de façon synergique et réduirait le risque d’infection.

IPS : Comment avez-vous mené l’étude?

JO : Nous avons recruté 148 enfants âgés de six à 72 mois dans le village de Sourkoudougou, à environ 25 kilomètres de Bobo-Dioulasso (sud-ouest du Burkina Faso). La moitié des enfants a reçu des suppléments quotidiens de zinc et une dose unique de vitamine A, et l’autre moitié a reçu un placebo.

Les enfants ont été ensuite examinés de façon quotidienne sur une période de six mois. S’ils faisaient de la fièvre, un échantillon de sang était prélevé pour voir si le parasite du paludisme était présent.

IPS : Pouvez-vous commenter vos résultats?

JO : Nous espérions une baisse de 10 pour cent, mais nous étions surpris que la prévalence du paludisme ait diminué de 34 pour cent dans le groupe recevant des suppléments, comparé au groupe recevant des placebos. L’anémie a également baissé de façon significative dans le groupe prenant des compléments, de 18 pour cent à 5,4 pour cent.

La vitamine A et le zinc devraient être une partie essentielle des stratégies de contrôle du paludisme »

Publicités

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s