La vitamine A et le zinc devraient être une partie essentielle des stratégies de contrôle du paludisme »

mosquito-feeding-usda.jpg

Interview avec Jean-Bosco Ouedraogo

TORONTO, 23 fév (IPS) – Le paludisme continue de faire des ravages à travers l’Afrique, ce qui explique la plupart des cas de la maladie et des décès liés au paludisme. Sur le plan mondial, plus d’un million de personnes meurent chaque année du paludisme. Chez les enfants, ceci se traduit par un décès toutes les 30 secondes, selon l’Organisation mondiale de la santé.

Toutefois, une étude réalisée par l’Institut de recherche en sciences de la santé (IRSS) du Burkina Faso peut indiquer la manière de réduire le nombre d’enfants victimes du paludisme.

Jean-Bosco Ouedraogo, directeur de recherche à l’IRSS et ses collègues rapportent dans la question actuelle de ‘Nutrition Journal’ qu’il a été démontré que le fait de donner des compléments de vitamine A et de zinc aux enfants réduit de tiers l’incidence du paludisme chez eux. Le journal est une publication en ligne gérée de Londres.

De nouvelles méthodes de lutte contre le paludisme sont indispensables. Au cours des dernières années, la résistance croissante de la maladie aux médicaments et aux insecticides (le paludisme est transmis par des moustiques) a rendu le contrôle du paludisme bien plus difficile.

Ouedraogo s’est entretenu avec Stephen Leahy, correspondant de IPS pour les questions scientifiques, à Toronto, au Canada. Lire la suite

Publicités

Qui devrait payer la note de carbone?

isfjorden-ved-jakobshavn-ilulissat.png

Por Stephen Leahy

BROOKLIN, Canada, 13 déc (IPS) – La famille vient de terminer un repas de restaurant coûteux de sept plats, et les cousins arrivés tard ne peuvent manger que des baguettes de pain. Quand l’addition arrive, les riches oncles agressifs — le Canada, le Japon et les Etats-Unis — insistent que les cousins, bien que pauvres et toujours très affamés, devraient payer une part entière.

Et alors Oncle Canada suggère de payer moins parce qu’il a un gros appétit et qu’il n’y peut rien.

Avec le destin de la planète en jeu, plusieurs critiques estiment que c’est l’état actuel des négociations en cours à Bali, en Indonésie, aux discussions internationales sur le changement climatique. Et cela, malgré un appel urgent lancé par plus de 200 des principaux climatologues du monde la semaine dernière.

 »Des réductions drastiques sont nécessaires… nous n’avons pas de temps à perdre », a déclaré Richard Somerville de l’Institut d’océanographie de Scripps à l’Université de Californie, lors d’une conférence de presse à Nusa Dua, sur l’île de Bali. Les dirigeants politiques, en provenance de presque toutes les nations, finaliseront les prochaines étapes d’un nouveau traité sur le changement climatique conformément à la Convention-cadre des Nations Unies sur le changement climatique (CCNUCC) à la fin de cette semaine. Lire la suite

AFRIQUE – Le continent a déjà connu des situations extrêmes dues au climat

1382373075_3f70cb9977.jpg

Stephen Leahy

29 nov 06 (IPS) – Les scientifiques ont un aperçu sommaire des conséquences du changement climatique en Afrique, mais un bref retour dans le temps peut également nous avertir des implications futures pour l’environnement et les populations du continent.

A la fin du siècle dernier, la sécheresse persistante en Afrique de l’est a provoqué des dizaines de milliers de morts parmi les peuplades Massaï et bouleversé le paysage écologique et politique, indique le dernier numéro de la revue scientifique « African Journal of Ecology ».

Les Massaï appellent « Emutai » (« essuyer ») cette période de sécheresse et de fléaux qui a touché la région entre 1883 et 1902. Au cours des années 1883 et 1884, la peste porcine a anéanti le bétail, la variole a décimé la population, tandis que la famine et la sécheresse qui s’est prolongée deux années durant ont marqué la majeure partie de cette décennie. Lire la suite

Le top 10 de l’enfer sur terre

Stephen Leahy


BROOKLIN, Canada, 17 sep 07 (IPS) – L’Inde et la Chine, avec leur industrialisation effrénée, ont décroché, pour la première fois, quatre places dans le top 10 des endroits les plus pollués de la planète, selon un rapport publié par des groupes écologistes américains et européens.

Deux sites à haut niveau de toxicité, en Chine et en Inde, sont apparus dans le rapport 2006, explique Richard Fuller, directeur du Blacksmith Institute de New York, un groupe écologiste indépendant qui a publié la liste, en partenariat avec la suisse. ‘’Nous sommes surpris que ces sites n’aient pas été répertoriés avant ça’’, ajoute Fuller.

A Tianjin, dans la province chinoise d’Anhui, 50 pour cent de la production nationale de plomb est extraite d’installations industrielles souvent précaires et illégales. Les taux de contamination constatés sont 10 à 24 fois supérieurs aux normes chinoises. 140.000 personnes seraient touchées. Lire la suite

AFRIQUE: Réserves naturelles menacées, espèces en danger ?

Stephen Leahy

BROOKLIN, Canada, , 11 sep (IPS) – Le déclin marqué de l’abondante faune africaine a désormais lieu dans les zones protégées du continent, selon une nouvelle analyse. Les célèbres parcs sont destinés à devenir des poches isolées de milieux sauvages contenant peu d’espèces de grande taille, comme c’est le cas en Europe. Voilà la conclusion d’un article paru dans l’African Journal of Ecology, qui paraît au Canada.

‘’Ce n’est pas une conclusion agréable’’, estime Paul Scholte, co-auteur de l’article et chercheur à l’Institut des sciences environnementales de . ‘’On dispose de données fiables du déclin dans les régions sauvages et protégées et ça a été un choc. C’est bien pire que prévu’’.

Le braconnage, le trafic de viandes sauvages, l’expansion agricole et urbaine sont la cause de ce déclin au cours des 15 dernières années. Mais aucune étude n’avait porté sur le statut de la faune dans les parcs protégés d’Afrique avant l’analyse de Paul Scholte et Tim Caro, de l’Université de Californie et de l’Institut de recherche sur la faune, dans le nord de la Tanzanie.

L’Afrique héberge 1.200 zones protégées sur plus de 2 millions de kilomètres carrés, soit neuf pour cent du total des terres du continent.

Afrique: Réserves naturelles menacées, espèces en danger ?

Une maladie terrible appelle une lutte plus terrible

Stephen Leahy

TORONTO, 31 août 06 (IPS) – L’inégalité de genre est devenue le point focal de l’épidémie du VIH/SIDA, notamment en Afrique, où 70 pour cent des personnes infectées sont des femmes.

Une nouvelle agence internationale puissante pour des femmes est nécessaire pour inverser cette situation et aborder le problème grandissant de violence contre les filles et les femmes, estiment des experts et des défenseurs.

« Le viol est extrêmement répandu, notamment par les plus âgés qui sont infectés par le VIH et qui croient qu’avoir des rapports sexuels avec une vierge va les guérir », a déclaré Betty Makoni, directrice exécutive de ‘Girl Child Network’ (Réseau des enfants filles), une organisation non gouvernementale zimbabwéenne.

Lire la suite

Des campagnes pressent pour les tests de VIH, mais quoi ensuite?

Stephen Leahy

TORONTO, 24 août 06 (IPS) – La promesse de nouveaux vaccins et des programmes de prévention plus efficaces manqueront d’arrêter l’expansion du VIH/SIDA à moins que la peur et le stigmate social puissent également être éliminés — y compris parmi ceux qui vivent avec la maladie, estiment des experts.

Au-delà de la misère personnelle que cela apporte, ce stigmate signifie également que beaucoup de gens refusent de subir un test ou d’attacher du prix aux résultats, ou même de suivre des médications qui prolongent la vie.

« Seulement 10 pour cent des gens vivant avec le VIH dans le monde sont conscients de leur statut de VIH », a déclaré Kevin De Cock, directeur du département VIH/SIDA de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) à la 16ème Conférence internationale annuelle sur le SIDA, organisée la semaine dernière à Toronto, au Canada.

Des chercheurs ont rapporté ici que quelques femmes enceintes porteuses du VIH en Afrique du Sud ont refusé de prendre un médicament gratuit qui réduirait extraordinairement les chances du virus d’être transmis à leurs bébés, car cela voudrait dire qu’elles reconnaissent avoir été infectées, et la discrimination au sein de leurs communautés contre ceux qui sont porteurs du virus est si forte qu’elles préfèrent risquer la vie de leurs enfants.

Lire la suite